Silence on lit !

Présentation

Silence on lit ! On expérimente....
(du 18 septembre au 20 octobre)

Faire le silence

Le silence est une denrée rare et précieuse dans notre monde pollué y compris au niveau du son. Faire le silence ensemble c’est se donner un moment de mise en parenthèse de cette pollution. Faire le silence c’est aussi un acte significatif, qui permet de repousser cette pollution sonore et ses agressions, c’est se retrouver avec soi-même, retrouver son rythme interne. Faire le silence ensemble prend en plus une signification ; nous connaissons l’effet des minutes de silence partagées… se retrouver ensemble dans le silence est une forme de communication apaisée et profonde. C’est pourquoi le temps de lecture commence par le silence.

Lire tous les jours

Il est important de faire de cette activité un acte quotidien, une gymnastique mentale, une pause relaxante, un moment de silence où l’on s’extrait du monde. C’est par cette quotidienneté que les livres deviennent des compagnons que l’on a toujours avec soi ou que l’on retrouve tous les jours.

Choisir le bon moment

Il ne s’agit pas de lire chez soi, en fin de journée, mais d’arrêter tous ensemble notre activité pour faire le silence et pour lire. Ces quelques minutes sont donc prises sur le temps scolaire, de travail ou d’activité. Il s’agit de faire une pause dans la journée où souvent nous ne répondons qu’aux urgences. En même temps il ne s’agit pas de paralyser l’activité de la collectivité qui pratique ce temps de lecture.

Choisir la bonne durée

Il ne s’agit pas de casser la journée de travail avec une pause trop longue. Donc la durée du temps de lecture est relativement courte. En même temps la durée doit être assez longue pour que les lecteurs puissent sortir du monde réel et entrer dans une histoire, suivre un raisonnement, se concentrer sur un sujet pendant un moment suffisamment important. Cette durée semble pouvoir être déterminée entre 10 et 15 minutes.

Avec la participation de tous

La lecture doit bénéficier à tous et l’idée est de faire participer tout le monde à cette pratique, même et surtout ceux qui n’ont pas l’habitude de lire, que la lecture rebute, ou qui pensent ne pas en avoir le temps ni en trouver l’utilité. Dans un établissement scolaire ce seront donc aussi bien les élèves que les professeurs, les membres de l’administration, le personnel de l’entretien ou des cuisines, sans hiérarchie, sans classe, sans barrières, sans préjugés.

Lire des livres

Il ne s’agit pas de lire pour lire ni de lire n’importe quoi. Il s’agit de lire des textes littéraires, de préférence des fictions ou des essais qui sortent le lecteur de son quotidien et l’amènent ailleurs. Il s’agit d’une lecture qui se prolonge sur plusieurs jours et non pas d’une consommation immédiate et furtive. Cela exclut les magazines, les quotidiens, la presse en général ; cela exclut évidemment la lecture des courriels, textos, tweets, pages web et autres qui envahissent déjà nos écrans ordinateurs, smartphones, tablettes, et surtout nos esprits.                                               Faut-il exclure la BD ?  La qualité de nombreuses BD et romans graphiques laissent penser que la BD fait partie de cette littérature et la frontière entre livres et albums de BD est poreuse.

En toute liberté

Pour que la lecture soit un plaisir, il faut pouvoir lire librement, sans programme, sans interrogation, sans notation, sans contrainte, dans la langue que l’on veut. Cela exclut les manuels scolaires comme tout autre ouvrage religieux ou de propagande. Cela permet à qui aime la BD, la science-fiction, la littérature classique ou les polars de lire les uns ou les autres, de passer des uns aux autres. Cela permet aussi de communiquer sur ce que l’on aime en affirmant nos goûts, en les explicitant pour les partager.